Mon retour!

8 10 2009

« T’es-tu déjà fait faire un Gatineau », m’a demandé un quinquagénaire que je venais tout juste de rencontrer. Euh… je ne sais pas c’est quoi se faire faire un Gatineau. C’est simple, c’est subir l’incompétence des gens d’ici. C’est ben drôle comme qualificatif. L’homme, un Ottavien d’origine, dont le nom m’échappe, m’a expliqué qu’il demeure ici depuis plus de quinze ans et qu’il tombe régulièrement, et il n’est pas le seul selon lui, sur des employés incompétents, peu importe le service qu’ils offrent. Il prétendait que cette situation était spécifique à Gatineau, qu’on ne la retrouvait pas ailleurs au Québec ni à Ottawa. Il n’a su m’en expliquer les raisons. J’imagine que l’eau qui coule par nos robinets est infectée par une bactérie qui attaque la compétence et la réduit à néant. Un Gatineau! C’est bien comique. Je vais tout de même vérifier ces allégations. Je vous en reparle plus tard.

Samedi dernier, il faisait beau. Une belle température d’automne régnait à l’extérieur. J’ai donc décidé d’aller m’amuser avec mes chiens dans un joli parc du côté d’Ottawa, le parc Stanley. Pourquoi du côté d’Ottawa alors que je demeure si près du parc de la Gatineau? Parce que les Ottaviens n’ont pas peur des chiens sans laisse. La réglementation est différente que celle de ce côté-ci de la rivière dans sa conceptualisation. Ici, tous les parcs sont interdits aux chiens sauf quelques exceptions. Là, tous les parcs sont permis aux chiens sans laisse sauf quelques exceptions. Mais il faut aussi dire que le parc est magnifique. Il longe la toute petite rivière Rideau. Le matin, le soleil y frappe l’eau qui brille comme diamants. Les gens sont accueillants. Bref, j’adore ce parc.

Je sais que j’ai peu écrit cet été. À ma défense, je préparais un court-métrage avec mon frère et mon père. J’y ai consacré tout mon temps. Ou presque. J’ai eu le temps de me faire une liste des endroits à voir ou visiter. Je vais tenter de passer au travers. Des promesses, des promesses.

Par ailleurs, je n’ai vu qu’un seul film durant tout mon été alors que l’année dernière j’en ai vu au moins une vingtaine. C’est vrai, je faisais partie d’un « movie club » composé d’amis et amies. Tous les mardis, nous avions l’habitude de se rencontrer pour assister à la projection d’un film (et parfois deux). Nous avons eu le plaisir de voir ensemble des bons (The Dark Knight) et des trop mauvais films (Le cas Roberge). Oh! Que je m’ennuie de ce club.





Lettres à mes parents

26 08 2009

 Chère Maman,

Je sais, je sais, je n’écris que très rarement ces dernières semaines. En fait, cela fait déjà plus d’un mois que j’ai donné des nouvelles. Comme tu peux le constater, je ne suis pas mort. Tu n’as plus à t’inquiéter. Comme on dit, pas de nouvelle, bonnes nouvelles. Ces dernières semaines ont été surchargées de travail et de visites. Je n’ai eu que de rares moments de liberté. Le temps s’est envolé comme des akènes au vent. De plus, on dirait que la pluie s’est mal synchronisée avec mes temps libres. C’est entre ceux-ci qu’elle devait tomber, pas pendant. Heureusement, le mois d’août est davantage clément à ce niveau.

La vie à Hull est agréable. Je m’ennuie de la vie montréalaise, mais j’aime bien ma nouvelle vie de banlieue. Je constate qu’il me manquait des choses dans ma vie. Je redécouvre la nature, le silence, l’horizon. Je me baigne régulièrement dans la rivière Outaouais avec Steph et mes chiennes. L’eau est fraîche, mais jouissive durant la canicule. Les pistes cyclables sont magnifiques, nombreuses, mais assez difficile si tu n’as pas fait de vélo depuis un moment comme moi. Ça monte, monte, monte, monte, monte, monte et descend de temps à autre. Le Tour de France est juste un peu plus difficile je crois. 

Depuis ta visite, je n’ai pas eu le plaisir de manger dans un restaurant de la région. J’ai encore en bouche les saveurs exquises du restaurant Les Fougères où nous sommes allés. Je me demande encore comment ce resto français a pu survivre dans ce nulle part où il est situé. Probablement grâce à la qualité de sa cuisine. Les plats étaient tous délicieux, riches en saveurs et variés. Tu te souviens? Hum!

Je n’ai pas plus eu de temps pour visiter d’autres musées. D’ailleurs, le Musée de la guerre, que nous avons arpenté, est le seul que j’ai visité depuis mon déménagement. Heureusement, il s’agissait d’un musée exceptionnel conçu sur le même modèle que le Musée de la civilisation à Québec. On y a suivi la triste histoire du Canada et des guerres auquel il a participé. J’ai retenu quelques moments forts : la limousine officielle de Hitler, les vidéos des soldats après la Grande Guerre, la simulation des bunkers et le morceau du mur de Berlin. J’aurai sûrement plus de temps cet hiver.

Je t’embrasse,

Hugues xx

 

Cher Papa,

Aurais-tu du temps à me vendre, il m’en manque? 

J’ai essayé le plus possible de visiter Ottawa, cette ville énigmatique. C’est drôle comme on se retrouve toujours dans les coins les plus touristiques quand on entame la découverte d’une nouvelle ville. À Paris, on visite la Tour Eiffel, le musée du Louvre, la cathédrale Notre-Dame, l’avenue des Champs-Élysées, etc. À Ottawa, on se promène dans le quadrilatère du Byward Market, on visite le Parlement, on observe les plaisanciers emprunter les écluses du canal Rideau, on flâne à Rideau Hall. J’ai visité ces lieux et plus d’une fois. J’avoue que les écluses m’ont impressionné, surtout qu’elles sont, encore aujourd’hui, ouvertes à bras d’hommes. Il me faudra encore un peu de temps pour découvrir les endroits moins touristiques, mais plus charmants à voir. Je ne connais toujours pas les bons restos, les boutiques, les bouquineries et les pubs, surtout les pubs. Je dois en trouver au moins un avant que tu viennes me visiter.

J’ai dernièrement essayé une micro-brasserie du côté de Hull: Les Brasseurs du temps. L’extérieur de l’établissement est magnifique. Il s’agit d’un ancien bâtiment où le fondateur de Hull, Philemon Wright, a établi une brasserie à l’époque. La terrasse est, elle aussi, agréable à l’oeil puisqu’elle permet une vue sur le ruisseau de la Brasserie. Le choix de bière brassée sur place est diversifié, de la blonde à la noire en passant par la India Pale et la rousse. Leurs noms font sourire et donnent l’envie de les essayer toutes: Et la lumière fut, Bouillon de la chaudière, Carpe diem, l’Allumante, la Nuit des temps et Au pied du courrant. Alléchant n’est-ce pas. La India Pale Ale que j’ai prise était délicieuse et légèrement amère. Je n’ai malheureusement pas goûté à leur nourriture, à l’exception de ce qu’ils appellent faussement des tapas. J’ai goûté à leur ailes, frites et autres nachos. C’était correct. Le seul hic: l’intérieur. Une grande place vide de chaleur. On dirait davantage une Cage aux sports qu’une micro-brasserie. Des banquettes de style Rôtisseries Saint-Hubert et des tables cordées dans ce trop vaste intérieur m’a laissé de glace. Je n’avais pas envie d’y rester. Heureusement, j’étais assis à la terrasse. J’aurai aimé retrouver un peu de l’extérieur à l’intérieur. J’y retournerai quand même. 

À bientôt,

Hugues





Enfin à la maison!

17 07 2009

Depuis que j’ai emménagé à Hull, je n’ai eu qu’une seule fin de semaine ici et j’ai peinturé ma maison. La fin de semaine dernière, j’ai pu profiter un peu plus de la vie de la région. Malheureusement, j’ai vécu quelques déceptions.

À Montréal, j’aimais beaucoup le marché Jean-Talon et sa cohue. Les tables alignées me rendaient fou et heureux à la fois. Je prenais plaisir à observer les gens qui m’entouraient. L’effervescence était palpable. Chacun choisissant leurs fruits et légumes avec un bonheur évident. Pour ma part, je peinais toujours à choisir. Je cherchais le meilleur produit au meilleur prix. Parfois, j’en partais frustré, agressif et malheureux. Non pas parce que je ne trouvais pas ce que je cherchais, mais parce que je ne réussissais pas à me décider, mais aussi parce que la cohue me rongeait les nerfs assez rapidement. Parfois, j’y allais uniquement pour ressentir ce bouillonnement et me bourrer la panse avec les morceaux de fruits et légumes qui s’offraient à moi sur une assiette placée en hauteur. Mais ce que j’aimais surtout, c’était la possibilité d’acheter des produits frais provenant, souvent, directement du producteur.

Avant de quitter Montréal, j’ai noté quelques endroits en Outaouais où des marchés sont organisés. Comme ils ne surviennent que les fins de semaine, j’attendais avec impatience une première fin de semaine à la maison. Samedi matin, je me suis levé avec qu’une idée en tête : faire mes emplettes au marché de Old Chelsea. Le marché est situé dans un nowhere près d’un champ surréaliste où pousse les buts de soccer. Sans blague, je n’ai jamais vu autant de buts au pied carré. Le marché a été une déception totale. Il n’y avait presque rien. Que quelques tables placées ça et là. Très peu de fruits et légumes y étaient vendus, à l’exception des quelques laitues emballées dans des sacs Ziploc. Quelle déprime! Bon, c’est vrai, il y avait quelques produits régionaux, mais rien de bien excitant. Les producteurs étaient néanmoins sympathiques. Mais je m’attendais à un peu plus. À un marché un peu mieux garni. Dans ma tête, j’espérais quelques choses de similaires au marché de Sainte-Foy où j’allais, plus jeune, avec mes parents. Finalement, j’ai terminé mes emplettes chez Métro.

Dimanche, le soleil s’est enfin pointé le nez. Steph et moi avons décidé de passer la journée au mythique Lac Meech, là où les accords sont difficiles, accompagnés de nos merveilleuses bêtes poilues. Nous savions que les plages étaient interdites aux chiens, mais nous y sommes allés tout de même pensant y trouver un endroit à l’écart où Layla et Jackie pourraient se tremper les pattes. Nous n’avons rien trouvé. Bah! Il y a bien de beaux sentiers dans le bois, mais ça, on en trouve à deux pas de la maison. On s’est informé aux gens qui travaillaient dans les stationnements et à quelques passants. Rien de rien. Personne ne pouvait nous renseigner. Misère! Nous avons rebroussé notre chemin.

Comme l’heure du souper approchait, j’ai décidé de rapporter des frites à la maison pour accompagner nos délicieux Hot Dogs. Nous sommes donc allé les acheter à La Pataterie hulloise. Quelles délicieuses nous y avons trouvé; croustillante à souhait et ce petit goût particulier de frites de casse-croûte. Hum! Nous nous sommes bien régalés. J’ai déjà hâte d’y essayer la poutine.

Demain débutera ma deuxième vraie fin de semaine à Hull.





Pardonnez-moi mon Père

6 07 2009

- Pardonnez-moi mon Père car j’ai péché.

- Allez-y mon Fils, je vous écoute.

- Mon Père, j’ai péché, j’ai omis de publier une nouvelle Chronique hulloise.

- Quoi mon Fils? Pour votre absolution, vous me ferez 5 rosaires.

- Bien mon Père.

- Allez en paix mon Fils.

- Mon Père, j’ai commis un autre péché ces dernières semaines. J’ai profité du congé de la Fête Nationale pour visiter Ottawa, en Ontario.

- Vous ne pouviez pas commettre un pire affront à Saint-Jean-Baptiste. Pour vous repentir, vous devez tout me raconter.

- Tout?

- Oui.

- Bon. Tout a commencé le 23 juin au soir. Après un cinq à sept sympathique, je me dirigeai vers un coin de Gatineau que je connais très peu, Aylmer, un secteur plus anglophone de ce côté de la rivière Outaouais. Les Cowboys fringants donnaient le spectacle de la Saint-Jean-Baptiste au Parc des Cèdres. Une bonne foule y était rassemblée. J’étais assez excité puisque je n’avais pas vu ce groupe en spectacle depuis la Saint-Jean-Baptiste 2006 sur les Plaines d’Abraham. Arrivé sur place, je fus frappé par un étrange sentiment; les gens autour de moi chantaient haut et fort les paroles engagées et, parfois, séparatistes du groupe et conversaient en anglais entre les pièces. Le petit gars de Québec que je suis n’était pas habitué à ce genre de rassemblement bilingue pour la Fête du Québec. À l’inverse, à Rosemont, cette année, des groupes anglophones chantaient pour une foule composée presque entièrement de Francophones. J’ai bien aimé mon expérience bilingue. J’ai décidé de récidiver. 

Le lendemain, je me suis retrouvé au Byward Market pour connaître davantage la quatrième  agglomération canadienne. Steph et moi avons flâné sans trop savoir où nous allions. Nous sommes entrés au hasard dans les boutiques. Il faisait beau et les gens étaient heureux. Nous aussi. Et c’est là que la chose s’est produite, j’ai oublié l’importance de la journée. Une journée dédiée à ma province chérie et voilà que je la passais dans une autre province. En Ontario, en plus. Quel sacrilège me diraient mes amis séparatistes. J’ai pris conscience de mon méfait en mangeant une poutine sur une terrasse. La poutine n’était pas bonne. La sauce était trop « gravy » et trop salée. Bref, ils ne savaient pas la faire. Le restaurant avait osé écrire sur son menu qu’il s’agissait d’un classique canadien. Steph m’a rappelé que le Québec était toujours inclus dans le Canada et que, par conséquent, la poutine était canadienne. D’accord, mais pourquoi avoir distingué sur le menu que le fromage en crotte était Québécois? Nous avons fini notre journée d’impies en s’achetant des fines herbes que nous ferons pousser cet été. Curieusement, tous les vendeurs de plantes et herbes au Byward Market sont Québécois. Je ne sais pas trop pourquoi. Voilà mon Père.

- C’est bien mon Fils, vous avez libéré votre âme de cette aventure impie. Vous me ferez tout même trois rosaires.

- Aimez-vous le café mon Père?

- Euh… oui. Pourquoi mon Fils?

- Parce que j’ai découvert un endroit remarquable où le café se vend en vrac, ainsi que le thé, la Brûlerie Aladdin. Chaque café est présenté dans de jolis paniers avec un écriteau expliquant le café et ses arômes. Il en est de même pour le thé et les tisanes. Un aspect remarquable : il faut se servir soi-même. Il est agréable de plonger la cuillère dans le panier et de remplir son sac. Le parfum du café et le son du frottement des grains de café m’ont enivré, m’ont charmé. Je voulais tous les essayer. La boutique offre également différents produits fins comme des huiles et des confitures. De plus, elle est à quelques coups de pédales de ma maison et de votre Église mon Père. Mon père? Mon père? Il est parti.





Mes premières découvertes

18 06 2009

J’avais promis que je ne parlerais plus de moi, mais j’ai envie de terminer mon chapitre sur Montréal. Il me restait un dernier paragraphe avant de pouvoir finalement tourner la page.

Vendredi dernier, Steph et moi avons pris l’auto à Hull, traversé Ottawa et emprunté l’autoroute 417 en direction de Montréal. Deux heures plus tard, nous étions rendus. Le soir-même, j’en ai profité pour fêter le départ de mon ami Dom pour Rouyn-Noranda. Le lendemain matin, j’étais aussi peu vivant que mon appartement. C’est triste un appartement sans meuble, c’est encore plus triste un ancien appartement sans meuble. Je ne me sentais plus chez moi. Je ne retrouvais que quelques références à un lieu où j’ai habité pendant cinq belles années. Nous nous sentions si peu chez nous que nous avons préféré retourner à Hull dès le dimanche matin après avoir récupéré ce qui nous appartenait encore, salué nos gentils voisins et remis les clés de l’appartement à notre propriétaire. Ce dernier a décidé de détruire la salle de bain et de la rénover entièrement jetant à la rue un magnifique bain sur patte qui se trouvait là depuis la construction du bâtiment dans les années 1930. Nous sommes donc les derniers en avoir profité. Adieu madame la baignoire. J’espère que quelqu’un vous récupérera et profitera encore de vous.

Cette semaine, j’ai découvert davantage Hull. Un peu. Je passe encore beaucoup de temps à modeler l’intérieur de notre maison afin de la rendre à notre goût. C’est long. J’ai quand même eu le temps de passer par la Trappe à fromage, une fromagerie située sur le boulevard Saint-Raymond. C’est assez vaste, c’est beau et ça sent bon le fromage. Ils offrent une multitude de produits du Québec et d’ailleurs. Ils proposent également des produits de leur confection. J’ai d’ailleurs essayé leur fromage en crottes et leurs rillettes aux deux saumons. Mmm! En goûtant le fromage, squik-squik à souhait, des images de Saint-Fidèle me se venues à l’esprit. J’ai retrouvé l’espace d’un instant ces voyages à Tadoussac que nous faisions, ma famille et moi, pour visiter ma grand-mère. Nous arrêtions presque toujours en chemin à la Fromagerie Saint-Fidèle pour acheter un grand sac, que je trouvais toujours trop petit, de fromage en crottes. Nous le dévorions durant le reste du trajet. De leur côté, les rillettes étaient bonnes, originales et de texture agréable. Je les trouvais cependant légèrement trop citronnées, mais ça ne m’a pas empêché de les finir accompagné d’un doux Vinho Verde assis sur ma terrasse ensoleillée. Je me promets de retourner à cette fromagerie.

Ce soir, un grand soir, j’assisterai, en compagnie de mon frère, à mon premier spectacle à Hull : Patrick Watson à la salle Jean-Despréz. La salle ne contient que 153 places. Ça promet d’être intimiste. Un show intimiste de Patrick Watson, j’en ai déjà des frissons. Il faut dire qu’en écrivant cette chronique j’écoute Big Bird In A Small Cage.

En terminant, je dois exprimer mon découragement concernant la règlementation des chiens dans cette ville. En lisant un article du journal LeDroit, j’ai appris que la ville de Gatineau, qui inclut Hull, s’apprêtait à réglementer davantage les chiens. Les pitbulls et les terriers devront être muselés dès qu’ils seront à l’extérieur des limites du terrain de leur propriétaire. Aussi, la grande majorité des parcs de la ville se verront dotés d’une multitude de panneaux interdisant l’accès à ces parcs à tous les chiens. Bordel! Qu’est-ce qui se passe dans la tête des gens pour que la peur des chiens s’y soit si facilement installée? Une paranoïa quasi généralisée. Ce sont des chiens, des animaux domestiqués, pas des tigres. Ça me rappelle cette vidéo de Jean-Luc Mongrain qui exprimait sa vis-à-vis de la ville de Westmount et un policier qui avait remis une contravention à un homme pour avoir nourri un écureuil prétextant qu’il était formellement interdit de nourrir des bêtes sauvages. Certains vont me dire qu’il arrive que des chiens mordent des enfants. C’est extrêmement désolant que de tels événements surviennent, mais ce sont des événements isolés. La grande majorité des chiens ne sont pas agressifs. Je suis écoeuré de payer pour les autres et de l’intolérance justifié par la sécurité. Mes chiennes sont bien élevées, elles adorent l’espèce humaine et aiment jouer librement. Nous n’avons pas tous des hectares de terrain à leur offrir. Pourquoi il ne pourrait pas y avoir une période de tolérance allouée aux chiens dans les parcs, genre de 6h00 à 8h00 et de 21h00 à 23h00. La plupart des propriétaires de chiens promènent leur toutou à ces heures et personne n’utilise les parcs à ces périodes. Ce n’était guère mieux à Montréal. Le Québec est l’un des endroits les plus restrictifs pour les chiens au monde. À Central Park, situé dans la métropole du Monde, les chiens, et il y en a beaucoup, sont tolérés sans laisse. Les New-Yorkais ont d’autres choses à faire qu’écoeurer les propriétaires de chiens ou les hommes qui nourrissent les écureuils. Je ne laisserai pas cette situation se détériorer davantage.

À suivre.

Pour finir, la vidéo de Jean-Luc Mongrain en colère.





Bonjour Hull!

11 06 2009

Ah! Enfin! Ma première chronique en terre hulloise. Voici le déroulement de mes deux premières semaines à Hull.

Nous avons eu les clés de la maison le 1er juin après un passage obligé chez le notaire. Nous nous sommes aussitôt dirigés vers notre maison. Pilotant notre Corolla, je suivais Steph qui conduisait la Civic qui, contre toute attente, avait réussi à faire le voyage de Montréal à Hull. Cette Civic qui a débuté sa vie à Charlesbourg, puis à Saint-Romuald avant de se retrouver à Montréal. Cette Civic qui a été volée, puis retrouvée à Blainville. Cette Civic qui nous a si bien servi qu’elle en est à 300 000 km au compteur.

En se stationnant dans notre nouvelle entrée asphaltée, ma nervosité a bondi d’un trait. J’ai éteint le moteur et regardé la maison. Je n’osais pas sortir immédiatement. Je contemplais mon avenir. J’ai finalement ouvert la portière pour rejoindre Steph à l’extérieur. Nous nous sommes dirigés vers la porte. Steph a tranquillement ouvert la porte comme si elle ouvrait un coffre dont le contenu nous était inconnu. Dans ma tête, nous étions des Goonies qui ouvraient la porte de la pièce où est retenue Cynoque. J’anticipais un choc. Nous avons pénétré en douceur notre demeure, puis comme deux enfants, nous avons couru dans toutes les pièces. YÉ! Nous étions vraiment excités.

Puis nous avons rencontré nos voisins. Ils nous ont fait quelques commentaires qui nous a fait douter de notre choix. Le reste de la journée fut morose. Avions-nous choisi la pire maison du quartier? Avions-nous payé trop cher? Les mêmes questionnements qui nous torturaient l’esprit revenaient nous hanter. Bravo voisins! La première journée dans notre maison s’est terminée au son de la détapisseuse et du déchirement de papier peint sur les murs. Ouf! Une journée riche en émotion de toutes sortes. Mais nous avons survécu.

Le lendemain, nous étions de meilleure humeur. Et puis merde les voisins. Nous sommes bien ici, que nous nous disions. La semaine s’est finalement bien déroulée. Nous avons effectué de petits travaux. Nous dormions sur un divan-lit si peu confortable, un véritable lit de camp. « Il est où le matelas, je ne sens que les ressorts dans mon dos », pensais-je toutes les nuits. Le déménagement, comme tous les déménagements d’ailleurs, a apporté son lot de stress et de mongoleries. Il a fallu que nous nous engueulions avec la compagnie de déménagements pour avoir nos trucs la journée même. Elle voulait profiter de notre camion pour déménager d’autres personnes et, par conséquent, il n’aurait pas pu nous livrer notre stock. Pas question! Le mec de la compagnie appelait Steph « ma petite madame ». Ish! Il n’aurait pas dû. Il lui a même dit : « Elle veut coucher dans son lit ce soir la petite madame? Elle veut avoir ses meubles la petite madame? ». Quel imbécile! Il s’est fait poivrée bien comme il faut. Finalement, nous avons eu nos boîtes et nos meubles le soir même.

Les 6 et 7 juin fut une fin de semaine intense de peinture. Des amis, Parise et Bernard, ainsi que Claire, ma Belle-mère, et son frère Benoît sont venus nous aider pour accélérer les travaux. Merci à vous, nous avons bien avancé. Il a fallu contenir un peu Claire qui ne voulait plus arrêter de peinturer. Une véritable machine. J’étais épuisé juste à la regarder travailler.

L’une des premières questions que les gens du coin nous pose est : « Pour quel ministère travaillez-vous? ». Une maison sur deux environ contient des fonctionnaires. C’est incroyable. J’ai également remarqué que, même pour les habitants de la région, il ne se passe que peu de choses culturelles à Ottawa. Quelle déprime! C’est avec une attitude de la sorte que rien ne se développe. Enfin, je vérifierai ces propos.

Je dois donner raison à mon ami Guillaume qui m’avait averti que, pour profiter pleinement de la région et ne pas se sentir coincé, il faut une automobile. Tout est un peu plus loin qu’à Montréal et le transport en commun n’est pas aussi efficace. Cependant, nous sommes dans une région où les pistes cyclables abondent. La semaine prochaine, je sortirais mon vélo pour les explorer et pour découvrir davantage et autrement cette belle région verte. Je n’en reviens pas à quel point nous sommes près de la faune ici. Dans le parc qui fait face à notre maison, des outardes sont venus déjeuner un matin. J’y ai également rencontré un lièvre et des marmottes. Ça me change des écureuils et des mouettes de Montréal. Quoique j’ai déjà vu un faucon pèlerin sur ma rue à Montréal, mais il me semblait complètement perdu.

La semaine prochaine, j’essaierai d’écrire davantage sur la région que sur moi. Promis! Ces deux dernières semaines, je les ai surtout passées dans ma maison un pinceau à la main. La semaine prochaine, je vais sortir un peu plus et goûter à ce que la région m’offrira.

Voici la bande annonce originale du film Goonies. La scène dont je parlais n’y est malheureusement pas incluse. Il vous faudra voir ou revoir le film.





Au revoir Montréal

31 05 2009

Aujourd’hui, c’est ma dernière journée à Montréal. C’est bientôt la fin. Je suis excité et nerveux à la fois. Je ne suis pas triste de quitter mon appartement, même si je l’aimais beaucoup. Je ne suis pas attaché au matériel. Je vais m’ennuyer de plusieurs choses, mais surtout de mes amis et amies et de mon frère.

Cette semaine a été dure, physiquement. J’ai tenté de voir tout mon petit monde. J’ai donc consommé beaucoup de bières et de vins. Je me suis couché tard, très tard, ces derniers jours. J’ai pu remarquer que mes amis éprouvaient des difficultés à rester éveillés après 1h00 du matin. Tiens, tiens. Pourtant, ils me rappelaient tous en se moquant que les bars de Hull et d’Ottawa fermaient à 2h00. Vous vieillissez mes amis! Heureusement, la semaine n’a pas été triste.

Demain, nous partons pour Hull. Nous aurons les clés de notre nouvelle maison. Une grosse semaine de peinture en perspective; douze pièces à couvrir de nouvelles couleurs pour cacher les tons de pastel qui s’y trouvent.

Est-ce que nous sommes prêts? Euh… Presque. Il nous reste encore quelques boîtes et quelques achats à faire. D’ailleurs, il faut que je m’y remette.

Au revoir mes amis. Au revoir Montréal. Hull nous attend. On se revoit bientôt.





Mes premiers contacts avec Hull

21 05 2009

J’aimerais bien écrire sur Hull, mais je n’y suis allé qu’à quatre ou cinq reprises. C’est peu pour connaître une ville. Mes premiers contacts avec cette ville furent, disons, brutaux. La deuxième fois que j’y ai mis les pieds, j’aidais Steph à se trouver un logement abordable.

Alors que nous nous promenions tranquillement, ma copine, nos deux chiens et moi, dans le paisible quartier Île-de-Hull, communément appelé le Vieux-Hull, un couple dans la mi-trentaine est sorti précipitamment d’une taverne. L’homme criait des insultes à la femme. La femme lui répondait en utilisant le même ton sympathique. Si j’ai bien compris, celui-ci était le père de l’enfant de celle-ci et, visiblement, leur relation n’était pas au beau fixe. L’homme ne voulait pas payer les couches du poupon ou quelque chose comme ça. Enfin, la scène s’est poursuivie dans un stationnement près de l’endroit où nous nous trouvions. La femme tentait de regagner une voiture. Au moment où elle a tenté d’ouvrir la portière de la voiture, l’homme est intervenu en refermant brutalement la portière. Leurs cris ont alors gagné en volume. L’homme semblait vraiment en colère. Il me sembla qu’il voulait la frapper ou du moins la bousculer.

C’est alors que je suis intervenu dans cette chicane de ménage : « Hey! oh! Arrêter! ». L’homme en furie se retourna vers moi les yeux rouge sang. Il n’avait pas apprécié mon intervention. Il m’a envoyé promener. Pendant qu’il me proférait quelques insultes bien articulées, la femme ouvrit la portière de la voiture, s’y engouffra et déguerpie. Bon, mon intervention était une réussite. Je pouvais poursuivre mon chemin. L’homme ne l’entendait pas ainsi. Il a foncé vers moi en me criant des noms. Il était, semble-t-il, en désaccord avec la justesse de ma collaboration à la scène. Il me l’a craché au visage. J’ai tenté de lui expliquer le pourquoi de ma réplique, mais il n’écoutait rien. Je n’ai pas su utiliser le bon ton pour qu’il comprenne. Il était toujours aussi mécontent. Il voulait s’en prendre à mon intégrité physique et à celle de mes chiens. Hein? Je ne comprenais plus. Que venait faire mes chiens dans cette histoire? Je l’ai laissé achever son exposé. Une fois terminé, il s’est retourné et s’en est allé vers la taverne. En grognant. Peut-être tentait-il ainsi de discuter avec mes chiens? Je n’ai jamais su et je n’ai pas osé lui demander.

Ah oui! Ma copine. Elle était restée tout ce temps à l’écart, tétanisée. Elle attendait que la scène se termine et que je reprenne notre promenade. Je marchais la tête haute, fier de moi. Je trouvais que j’avais bien joué mon rôle. Je me questionnais aussi sur l’avenir du poupon. C’est alors que je me suis retourné vers Steph. Tout de suite, j’ai remarqué la blancheur de son visage. Elle n’avait pas du tout apprécié que j’intervienne dans la chicane du couple. Elle paniquait. Elle croyait qu’il nous pourchasserait comme un charognard du désert qui poursuit inlassablement sa proie. Elle n’avait pas aimé le coup du « m’a tué tes chiens, mon sacrament! ». Elle craignait pour la vie de nos bêtes. J’ai tenté de la rassurer, mais en vain, surtout que nous devions retourner près de la taverne pour visiter un logement.

Mettons que le quartier ne partait pas gagnant. La propriétaire du logement n’a pas amélioré notre opinion. D’abord, elle a tenté de nous faire avaler que les assoiffés de la taverne étaient des personnes tranquilles. Elle nous a aussi raconté qu’elle habitait le quartier depuis trente ans et que le soir elle n’osait pas sortir de chez elle. B-R-A-V-O! Steph n’était ni emballée ni rassurée.

Heureusement, elle a trouvé une chambre chez une enseignante à la retraite qui vivait plus au nord de la ville. Une petite femme douce et gentille. Elle contrastait vraiment avec le couple du Vieux-Hull. Steph demeure encore à cet endroit.

Depuis, je suis retourné à Hull à quelques reprises. Aucun autre événement fâcheux ne s’est produit. Je me promets d’aller faire un autre tour dans ce bizarre de quartier qu’est Île-de-Hull. Des bars, des restos et des salles de spectacle s’y trouvent. La ville essaie de le revitaliser depuis quelques années. C’est un long processus qui demande beaucoup d’argent et de courage de la part des nouveaux résidents et commerçants. En effectuant quelques recherches sur le Web, j’ai appris que le Vieux-Hull était surnommé le Petit Chicago durant la période de prohibition en Ontario. Les bars et les salles de spectacles les plus rapprochés de cette province se trouvaient au Vieux-Hull. Des artistes internationaux, comme Louis Armstrong, Ella Fitzgerald et Duke Ellington, s’y produisaient régulièrement. On dit même que Al Capone cachait de l’alcool à Buckingham, une ville près de Hull. Une rumeur courait à l’époque qui impliquait les Hullois dans la fondation de Las-Vegas. Tiens, tiens, tiens, cette ville a quand même une histoire riche et intrigante. Je devrai en apprendre davantage.

La semaine prochaine, je proposerai mon dernier texte en tant que Montréalais. AAAAAAHHH! Déjà. Le temps passe si vite.





Une longue et tortueuse route

15 05 2009

En janvier dernier, je me suis dit à moi-même : « 2009, ce sera une grosse année pour moi ». À ce moment-là, la décision de déménager n’était même pas envisagée. Je pensais plutôt à ma carrière. Je venais de fonder une maison de production avec mon frère et mon père. Nous avions l’ambition de tourner un premier court-métrage par nos propres moyens. Mais acheter une maison… euh… non pas prévue. Pas cette année du moins. Mais pourquoi ne pas ajouter une propriété à cette grosse année? Alors nous nous sommes lancés, Steph et moi, sur ce long chemin tortueux qu’est l’achat d’une maison.

Il a d’abord fallu choisir notre marché. Nous avons évalué plusieurs villes. Comme je craignais de quitter la métropole, nous avons pensé à l’Ouest de l’île de Montréal, comme Dorval, Beaconsfield, Kirkland, Pointe-Claire, Baie-d’Urfé et Pierrefonds. Steph pensait pouvoir faire le trajet Montréal-Hull en autobus tous les jours. Nous avons vite rejeté ces possibilités. C’est quoi ces prix-là?! Seuls les cabanons étaient dans nos moyens. Bordel! 400 000$ pour une si petite maison, c’est quoi le délire? Nous avons alors pensé à l’extérieur de l’Île ou sur le chemin vers Ottawa : Vaudreuil-Dorion, Rigaud, Lachute, Mirabel, Hawkesbury, Montebello, Thurso, Buckigham. Bof! Nous aurions été loin de tout. Steph aurait eu à se taper deux heures de route tous les jours, et moi, plusieurs longues minutes pour atteindre Montréal, et je ne parle même pas des heures de pointe. AH! Pis ça ne me tentait pas de vivre là. Ainsi, la dernière option qui s’offrait à nous : la belle région de l’Outaouais ou son vis-à-vis, Ottawa. Comme je suis travailleur autonome et pigiste, c’était plus simple pour nous que je m’installe en Outaouais et que je fasse le voyagement à Montréal. Un de nous deux était au moins gagnant. Je me suis donc résolu à ce choix que j’essayais d’éviter. Comme bien des gens, j’avais un sac bourré de préjugés. Mais bon, « allons visiter » que je me suis dit.

Notre pré-autorisation hypothécaire en poche, nous avons consulté les offres qui correspondaient à notre budget sur les sites mls.ca et duproprio.com. Quelques-unes nous semblaient intéressantes. En contactant un agent immobilier pour visiter l’une des maisons qu’il représentait, il s’est offert pour être notre agent. Ouin, ok, il connaît la région mieux que nous. Je lui faisais à moitié confiance. Nous nous sommes organisés une journée bien remplie. Une douzaine de maisons à visiter. Douze! Aucun temps mort. En fin de journée, deux (2) maisons nous intéressaient. Une plus que l’autre. Notre agent nous poussait dans le dos pour que nous décidions rapidement. Il nous donnait 24 heures de réflexion. WO! Du calme! C’est moi qui va dépenser tout ce bel argent et toi qui va encaisser la commission. Il soutenait que ces maisons ne seraient plus sur le marché à la fin de la semaine. 24 heures pour décider si nous faisions une offre d’achat sur l’une de ces maisons. C’est un peu court jeune homme!

C’est pas facile de choisir une maison. C’est quoi nos priorités? Un bungalow, un cottage, une maison de ville, un semi-détaché, une petite maison, une grande maison, beaucoup de pièces, de grandes pièces, de belles pièces, une grande cour, sans rénovation, avec des rénovations mais un bon prix, bien située géographiquement, une belle et grande cuisine, du charme, de hauts plafonds, des planchers de bois franc, du tapis, etc.? À Hull, Aylmer, Gatineau, Ottawa, Chelsea, Cantley? Ouf! Nous étions confus. 24 heures pour décider. Tic. Tac. Tic. Tac. Bordel, c’est pas un quiz télé, avec une maison à gagner, c’est la plus grosse dépense de ma vie que je m’apprête à faire. 

Tout au long du processus, pour me donner confiance et pour mieux comprendre ce dans quoi je m’embarquais, j’ai questionné mon entourage. Quelle erreur! J’étais plus mélangé qu’autre chose. Tous et chacun ont une vision bien différente de la chose. J’avais vraiment l’impression que toutes mes décisions n’étaient pas les bonnes. Je me trouvais nul. J’étais totalement découragé. J’ai failli tout lâcher et choisir de demeurer dans mon appartement à Montréal. Finalement, je me suis fâché et j’ai décidé que j’irai de l’avant en suivant mon instinct et celui de Steph.

Nous avons fait une offre d’achat sur notre maison préférée. Malheur! Il y avait déjà des acheteurs pour cette maison. Heureusement, ils n’avaient pas relevé toutes leurs conditions. Ils espéraient vendre leur autre maison avant d’acheter celle-ci. Par un habile jeu de pouvoir, nous avons réussi à obtenir la maison. Notre agent était content. Nous aussi.

Je critique notre agent, mais il nous a bien conseillé. Je l’ai su après coup. Les autres maisons qui nous intéressaient sont disparues rapidement du marché et très peu, vraiment très peu, de nouvelles propriétés ont été mises sur le marché depuis. Nous avions agi vite et nous avions gagné.

L’achat d’une maison ne s’arrête pas là. Oh non! D’autres personnes voulaient notre argent. Nous avons magasiné un prêteur hypothécaire, un notaire, un déménageur, alouette. Une belle bande de rapaces attirés par l’odeur de l’argent. Toutes ces belles gens nous ont raconté un paquet de sornettes et offert une multitude de cochonneries. Nous étions complètement confus et à leur merci. Nous avons à nouveau questionné notre entourage. Quelle erreur encore! Chacun y allait de ses opinions, de ses expériences, de ses conseils et de ses critiques. Nous, nous voulions juste savoir qui et quoi choisir. C’est pas si simple il faut croire. Nous avons encore choisi de suivre notre instinct. Nous n’avons pas si mal choisi. Mais tout n’est pas réglé. La maison n’est pas encore nôtre. Elle le sera le 1er juin si tout se passe bien.

Entre temps, il nous faut décider de la déco. Une autre longue et tortueuse route.





À faire avant de partir

11 05 2009

Le processus « boîte » se poursuit. C’est difficile. Chaque boîte est pour moi un exercice qui demande beaucoup d’effort. Le vieil ado en moi se questionne toujours sur le concept de faire quelque chose qui sera défait avant peu. Comme mon lit. Je sais c’est plus beau à regarder un lit bien fait, mais maudit que c’est inutile. Surtout que j’ai toujours trouvé qu’il était plus confortable quand il était en fouillis. Il me paraît plus vivant. Un lit trop bien fait ne me semble pas du tout attrayant. Bref, faire des boîtes me donne l’impression d’enlever la vie à mes trucs. Comme ce masque africain qui, emballé dans un doux papier de soie, se retrouve dans son cercueil de carton. Heureusement, je me dis pour me consoler, il vivra à nouveau dans un nouvel environnement, mais il n’aura plus la même signification qu’avant. Quelle mélancolie! Bah, c’est pas si pire que ça. J’essaie surtout de me trouver des raisons pour me soustraire à ma besogne. Paresseux va! Hey! Il me reste encore quelques semaines devant moi. Ça va passer vite tu verras, m’a averti ma maman.

C’est drôle, plus le temps s’écoule, plus j’ai l’impression que je dois tout faire ce que j’aimais faire ici, à Montréal. Comme un malade qui sait qu’il va mourir avant peu. Je m’efforce de voir mes amis, de jouer au basket avec mon frère, de bouquiner, de profiter des attraits de ma rue Masson (elle m’appartient, si si), flâner au Centre-ville et sur le Plateau, aller au cinéma avec mon Movie Club, promener mes chiens sur le Mont-Royal, bouquiner, etc. Comme si la possibilité de le faire à nouveau sera à jamais anéantie. C’est complètement idiot. J’ai peur d’être nostalgique faut croire. En fin de semaine, j’ai pu rayer « assister à un match de l’Impact » et « déjeuner à l’omelette au feta chez Byblos » à ma longue liste.

À l’inverse, je prépare mon arrivée à Hull. Je planifie, ce qui me ressemble très peu. Je ne dois pas m’y ennuyé. Je « spote » les trucs à faire, à ne pas manquer. D’ailleurs, j’ai déjà acheté mes premiers billets pour mon premier show à Hull. Et pas n’importe lequel : Patrick Watson. J’ai hâte. Après Bruxelles, Berlin, Paris et Londres, il s’arrête à Hull. Wow! Tout de même.

Entre temps, je continue de cocher ma liste de trucs à faire absolument avant de partir. Et vous? Si vous deviez quitter votre ville de résidence, quelle serait votre liste de choses à faire avant de partir?