La trentaine…

27 11 2009

Ce matin, je me suis réveillé avec un arrière-goût en bouche. J’ai 31 ans depuis quelques minutes à peine. Il faut que je me lève et fasse ma journée, mais je tarde. Je tourne et retourne dans ce lit défait à moitié. Tout à coup, il me vient une pensée. Je commence ma trentaine dans une nouvelle région qui m’était, il y a quelques mois à peine, totalement inconnu, ou plutôt méconnu. Il y a dix ans, le même sentiment s’était produit moi. Depuis, j’ai traversé ma vingtaine et je l’ai fait à Montréal. De belles années folles et intenses. J’en n’espère pas moins de mes prochaines dix années.

Je les ai bien commencées, par un peu de magasinage au centre-ville de cette ville énigmatique pour moi, Ottawa. Depuis mon arrivée ici, j’ai beaucoup de difficulté à dénicher des boutiques à mon goût et éviter les chaînes. Hier, avec l’assistance de ma copine, j’ai néanmoins entrepris de visiter les quelques boutiques, en fait les deux boutiques, qui ont pignons sur Sussex Drive, Schad et Trustfund. Elles valent toutes les deux le détour. Malgré le peu de choix, elles offrent des fringues de marques, dont des Nudies, Diesel, 7 for all Mankind, Rudsak, UGG et d’autres. Malheureusement, comme bien des endroits à Ottawa, ces boutiques ne sont pas accessibles à toutes les bourses. 200 dollars pour une paire de jeans, j’ai toujours trouvé ça trop cher. Mais disons que mon portefeuille n’a jamais vraiment débordé. Après quelques arrêts dans les boutiques d’objets Design pour la maison et autres Zone, nous nous sommes arrêtés dans un Chapters. Une librairie anglophone où j’ai pu enfin mettre la main sur un livre que je convoitais depuis longtemps, mais que je ne réussissais pas à trouver, Kitchen Confidential d’Anthony Bourdain, cet énergumène qui anime la très succulente émission No Reservation à Food Network et Discovery Channel. Steph et moi avons terminé notre périple de magasinage au Rideau Center. Un genre de Place Sainte-Foy. C’est bien. C’est bourré de chaînes de magasin comme Le Château, Jacob, Guess, Mexx, La Baie, Sears, etc. Il n’y a pas de boutiques uniques, mais si c’est ce qu’on cherche c’est parfait. Et il y a bien sûr la place à bouffes pour s’obstruer les artères.

Nous n’y avons pas soupé. Nous avons préféré un Bar and Grill sur Clarence Street, The Cornerstone Bar and Grill. Un resto pour boire une bière, manger un bon burger et regarder du coin de l’œil un match de sport télévisé. La fin de match de football que nous avons regardé était fort peu intéressant, un affrontement entre les Cowboys de Dallas et les Raiders d’Oakland. Eh oui! Steph aime le football. Pas autant que moi, mais suffisamment pour reconnaître quelques joueurs par leur talent et pas uniquement pour la rondeur de leur popotin. On nous a proposé une nourriture correcte, un choix de bière qui pourrait être mieux et une ambiance plutôt calme et feutrée. La musique était proposée par un DJ sur place qui nous a fait entendre un remix de Radiohead de son cru plutôt intéressant. À côté de nous, un couple tentait de se créer. Drôle d’endroit pour y arriver. Bref, j’avais envie de ce type de resto et je n’ai pas été déçu.

Je vais poursuivre ma quête cette fin de semaine malgré le temps de chnoutte qu’il fait à l’extérieur. Tiens, pourquoi ne pas déjeuner quelque part ou bouquiner ou flâner sur Bank Street ou se promener dans le Vieux-Hull ou visiter le musée des Beaux-Arts ou … .





Tranquille coin de pays?

12 11 2009

On m’a déjà dit que l’Outaouais était l’une des meilleures régions du Québec pour élever des enfants. En tout cas, lors de journées de pluie, le Musée de la civilisation propose le Musée pour enfants. Il se retrouve dans le même édifice. Il s’agit du seul musée canadien destiné aux bambins. Et vlan, reste du Canada! Cet été, j’ai eu la chance d’accompagner deux petites globe-trotteuses, dont ma filleule, tout au long de ce voyage. À l’entrée, on leur a remis un passeport à faire estampillé après chaque section du musée. Ainsi, elles ont visité un cinéma, un atelier, un café, un port et de multiples pays. Que de stimulations! Bref, les quelques heures que nous y avons passé n’ont pas été suffisantes. Il a fallu se dépêcher pour compléter le passeport. Les filles ont particulièrement aimé courir dans l’autobus pakistanais. Nous avons eu une belle après-midi à l’abri du déluge.

Gatineau est une ville tranquille. Vraiment? Selon LeDroit, Gatineau suit Montréal dans le palmarès des villes les plus criminalisées au Québec. Ouch! Les gangs de rue font la loi dans ce coin de pays. Quoi? Des gangs de rue à Gatineau? Eh oui, semble-t-il! 

Le lendemain de l’Halloween, nous avons eu une belle surprise. Notre maison a été vandalisée. Une bouteille de bière a été lancé contre la baie vitrée brisant le cadre de la fenêtre et laissant une marque sur la vitre. J’ai été choqué. Une Budweiser a été lancée sur ma maison. Je comprends un peu le buveur. Je m’imagine très bien un homme perdre le contrôle de ses moyens après avoir bu une gorgée de cet infect breuvage et se débarrasser rapido presto du récipient cylindrique. Je blague. Je ne crois pas non plus que des gangs de rue soient à la source de ce méfait. Néanmoins, cette anecdote me laisse perplexe. Me suis-je déjà mis des gens de la région à dos? Peut-être qu’un Gatinois n’a pas apprécié ma dernière chronique. Qui sait?

Cette fin de semaine, je suis retourné à Montréal pour la première fois depuis près de deux (2) mois. C’est drôle de voir comment le sang dans nos veines se transforme dès les premiers tours de roues sur le pont de l’Île-aux-Tourtes. Il bout. Le niveau de stress augmente à chaque kilomètre. Le conducteur dans la voiture voisine nous semble tout à coup antipathique. Tous ses gestes nous irritent. Je me suis alors souvenu de mes premiers voyages à Montréal à 17 ou 18 ans. Mes amis et moi empruntions la voiture d’un de nos parents. Nous nous y tassions à cinq ou six comme de vulgaires sardines et nous empruntions la « 20 » jusqu’au pont Jacques-Cartier. Durant notre première visite dans la métropole, nous avions constaté à quel point les Montréalais conduisent comme des pieds. Nous blaguions sur le fait que la plupart des conducteurs omettent d’utiliser le clignotant avant de tourner à tel point que pour nous sentir de vrais Montréalais nous adoptions une conduite des plus rudimentaires. Nous conduisions que pour nous-même sans clignotant, sans angle mort, en accélérant pour pouvoir passer à un carrefour alors que notre feu de signalisation tournait au rouge. Bon, j’entends mes amis montréalais rouspéter. Sachez que Montréal et New York sont les deux villes à ne pas avoir mériter le droit de tourner à gauche à un feu rouge. Pourquoi? Il faut se poser la question. Sachez aussi que New York comporte cinq fois plus d’habitants par kilomètre carré que Montréal. 

Cette fin de semaine, je vais tenter de rayer un ou des éléments de ma liste de chose à faire et à voir à Hull (ou ses environs). À suivre…








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